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François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre, regrette la réintroduction de la déchéance de nationalité, votée ce matin par la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.
Bien qu’adoptée par l’Assemblée en 1ère lecture, cette procédure avait néanmoins suscité de nombreuses réserves y compris dans la majorité. En réintroduisant cette disposition, le Gouvernement ignore le vote du Sénat qui l’avait largement rejeté.
« Ce qui me choque, c’est cette inégalité de fait que cette disposition créée entre les fils naturels et les enfants adoptifs de la République. Au nom de quoi est-il moins grave d’attenter à la vie d’un représentant de l’Etat lorsqu’on est né français ? », a déclaré François Sauvadet.
François Sauvadet déposera un amendement visant à supprimer l’extension de la déchéance de nationalité à l’occasion du débat en séance publique le 8 mars. Il proposera cet amendement à la co signature de tous les députés centristes, Nouveau Centre, Radicaux, Alliance centriste et centristes de l’UMP.
Vous parlez "d'enfants naturels et enfants adoptifs de la République", une expression qui me rappelle, dans sa froideur idéologique, une déclaration scandaleuse de Charles Pasqua : " La France n'appartient pas aux Français de souche mais aux citoyens de la République". Pour beaucoup de Français, la République est une notion artificielle issue des crimes monstrueux de la Révolution (dont on attend encore la repentance) et qui a provoqué par son exemple les pires horreurs du 20ème siècle. Et puis la Corée du nord, l'Iran, Cuba, l'Algérie … sont aussi des républiques. Et les royaumes de Grande-Bretagne, de Suède, du Danemark … sont-ils des régimes monstrueux ? Pour beaucoup de Français, c'est la France seule qui compte, la seule notion qui ait une âme, pour qui leurs ancêtres se sont battus, royalistes, républicains, athées et croyants, tous réunis. J'ai peur que réside dans cette incompréhension le fossé qui se creuse entre un monde politique déshumanisé, partisan du mondialisme et donc de la disparition de leur pays, et d'autre part une population française attachée à sa culture et à ses valeurs qu'une minorité cherche à détruire en s'attaquant notamment à la jeunesse, comme dans tout régime totalitaire.
Après des décisions comme le refus de la déchéance de la nationalité, mais aussi après toutes les mesures discriminatoires au profit des populations immigrées qui nous submergent, il ne faudra pas vous étonner de vos résultats électoraux. Vous ne semblez pas comprendre les signaux que vous adressent de plus en plus de Français, soit en s'abstenant massivement soit en votant FN, pour vous crier leur désespoir. Les hommes politiques ne sont pas élus pour se complaire dans des raisonnements philosophiques qui conduisent le pays à un désastre humain mais pour défendre les intérêts de la population française. Comment pourrez-vous faire admettre vos belles idées, vous qui habitez de beaux quartiers protégés et qui y vivez bien, à des personnes qui affrontent la vie dans des cités où règne la terreur des bandes, populations que vous avez abandonnées ? Partout la situation se détériore au fur et à mesure de l'arrivée d'individus sans éducation, sans le moindre sens moral, sans la moindre intention de travailler, méprisant ceux qui ne sont pas de leur religion, sans la moindre reconnaissance pour ce que la France fait pour eux.
Les personnes qui ont adopté la nationalité française depuis moins de 10 ans ont des devoirs résultant de leur "adoption" dont elles doivent se montrer dignes. Il n'y a pas égalité !!!! Et on sait bien que leur naturalisation ne comporte pas, pour la plupart, la moindre trace d'attachement à notre pays. Leur "adoption" n'est pour eux qu'un morceau de papier présentant de multiples avantages matériels et rien d'autre. Par exemple, au vu de ce qui s'est passé sur le Foch en 1999, Monsieur Morin devrait être bien placé pour apprécier ce que la notion de nationalité française signifie pour beaucoup d'entre eux. Il serait donc tout à fait légitime de déchoir de la nationalité française et expulser ceux qui auront commis des crimes de sang. La déclaration des droits de l'homme, qui sert de nouvel Evangile, ne donne pas le droit à quiconque de s'installer là où il le désire mais seulement de pouvoir quitter son pays. Tuer dans un pays qui a accepté de vous recevoir ne peut que conduire à la déchéance de la nationalité et à l'expulsion.
Par votre attitude, vous exprimez un profond mépris envers vos administrés qui n'ont pas toujours assez d'esprit critique pour résister à la propagande du marketing politique. Mais la censure et la désinformation, piliers de notre société actuelle, ne pourront pas éternellement suffire à tenir en respect une population qui sera bien forcée de constater que la classe politique la trahit. Ce sont aux Français de décider de leur sort et de l'évolution de leur société, pas à des forces occultes vivant dans un monde artificiel et traitant les populations en cobayes de laboratoire.
Vous voudrez bien excuser le ton de mes propos. Il ne m'est pas possible de rester serein après la décision inadmissible que vous venez de prendre. J'espère que beaucoup d'électeurs sauront s'en souvenir.
Respectueusement.